Dès lors, les milliards de mots qui ont bourdonné à mes
oreilles, m’ont rarement ébranlé par ce qu’on voulait leur
faire dire ; et tous ceux que j’ai moi-même prononcés à
autrui, je les ai sentis se distinguer toujours de ma pensée,
— car ils devenaient invariables. Paul Valéry : La soirée avec monsieur Teste
Tu te méfies des mots, et même tu t’en défies, car toujours,
en véritables pharisiens, ils s’avancent masqués. C’est
lorsqu’ils se présentent aux portes de la pensée, l’air
bonhomme et sans malice, qu’il faut les redouter, car
toujours, hypocrites et sournois, ils sont prêts à trahir.
Le temps de battre les cartes …
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