Dans le labyrinthePierre L. Nageoire2026/05/03 |
Tu aurais dû prendre le parti de la vérité car, d’un point
de vue ontologique, lui seul se défend … et cela
n’ôte rien au charme de nos mensonges …
«
Dès lors, les milliards de mots qui ont bourdonné à mes
oreilles, m’ont rarement ébranlé par ce qu’on voulait leur
faire dire ; et tous ceux que j’ai moi-même prononcés à
autrui, je les ai sentis se distinguer toujours de ma
pensée, — car ils devenaient invariables.
»
Paul Valéry : La soirée avec monsieur Teste
Tu te méfies des mots, et même tu t’en défies, car toujours,
en véritables pharisiens, ils s’avancent masqués. C’est
lorsqu’ils se présentent aux portes de la pensée, l’air
bonhomme et sans malice, qu’il faut les redouter, car
alors, hypocrites et sournois, ils sont prêts à trahir.
Les phrases sont-elles des vagues, qui à force de battre la
côte en ressacs successifs, l’érodent au point de révéler son
véritable relief ?
«
Il n’y a de terrible en nous et sur la terre et dans le
ciel peut-être que ce qui n’a pas encore été dit. On ne
sera tranquille que lorsque tout aura été dit, une bonne
fois pour toutes, alors enfin on fera silence et on n’aura
plus peur de se taire.
»
Céline
| Le temps de battre les cartes |
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